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L’ATELIER LE JEU RÉALISTE : UN PEU D’HISTOIRE LEE STRASBERG PARLE DE L’ACTORS STUDIO QUEL NIVEAU DE RÉALITÉ UN
ACTEUR PEUT-IL ATTEINDRE ? Vivez une sensation extraordinaire et inoubliable ! Venez découvrir les outils qui vous apprendront à utiliser votre imagination pour vivre la vie et les émotions de votre personnage avec autant de vérité et d’intensité que si c’était votre propre vie. Dans le jeu réaliste, le plaisir est aussi intense que lors qu’on joue quand on est enfant : on sait qu’on est en train de jouer, mais on vit dans le moment la situation avec la même vérité que si elle nous arrivait réellement . Jouer vrai ce n’est pas jouer un personnage; c’est réellement vivre la vie de quelqu’un d’autre. Un bon acteur nous fait croire que ce qui lui arrive est en train de lui arriver pour de vrai, ici et maintenant. Lorsque cela se produit, on assiste à un moment de grâce pure; pour l’artiste comme pour les spectateurs, c’est une expérience inoubliable. « Ce qui peut arriver de mieux à un acteur, c’est d’être complètement pris par son rôle; involontairement, il se met alors à vivre la vie de son personnage, sans même savoir ce qu’il ressent, sans penser à ce qu’il fait, guidé par son intuition et son subconscient, et tout se passe automatiquement. » - Constantin Stanislavski, in La formation de l’acteur - Kirk Douglas, in Le fils du chiffonnier Mon travail est basé sur ces paroles de Stanislavski et de Kirk Douglas, qui décrivent parfaitement ce que vous allez vivre. Déroulement du cours : Le travail est individuel et permet à chaque acteur de développer une interprétation unique et personnelle de son personnage grâce à ses propres qualités. Les acteurs travaillent des scènes de pièces de théâtre, de films, de séries télévisées, ou sur du matériel original. CLIENTS SATISFAITS / TÉMOIGNAGES : « En quatre heures d'ateliers, Charles Mayer a résumé presque tout ce que j'ai appris en 5 ans de théâtre. » Brigitte Laniel « Charles Mayer est un professeur hors pair. » Nathalie Berndsen « Enfin, voilà un vrai PÉDAGOGUE pour acteurs. Charles a l'art de faire découvrir à l'acteur les vérités qu'il a en lui. Pour un acteur vraiment consciencieux de se garder en forme, des visites régulières aux ateliers de Charles, c'est un must. Au plaisir de vous y rencontrer ! » « Il est essentiel pour un acteur de rencontrer un enseignant
tel que Charles Mayer. Grâce à lui vos personnages
atteignent une réalité désarmante. » « Tout pour vous faire avancer dans cet art. Fortement
recommandé. » « Charles Mayer fait un excellent travail et c'est à son atelier que j'ai eu le plus de plaisir à jouer. » Josée Fugère « Charles Mayer est un professeur intelligent doté d'une douceur et d'une patience sans pareils. » Fabrice Milich « Charles Mayer m'a aidé à "être" le
personnage au lieu de le "jouer". » « Enfin un cours où on est amené à découvrir la vraie réaction du moment présent. » Patrick Delisle « Merci Charles d'être un
si bon guide et pour ton respect de l'acteur. » « Auprès de Charles Mayer, j'ai pu aller puiser de grandes émotions et apprendre à maîtriser mon jeu. » Micheline Saint-Jean « Charles a un regard profond
sur la nature humaine. Beaux moments d'instants présents
en relation intime avec soi et notre partenaire de jeu. » « Charles Mayer est un bon professeur, respectueux
de la démarche créatrice de chaque acteur et actrice,
tout en suggérant des pistes de travail. » LE JEU RÉALISTE : UN PEU D’HISTOIRE « Le but de l'artiste est de ressentir devrais sentiments dans des circonstances données ». Constantin Stanislavski fait de ces paroles du grand écrivain russe Pouchkinesa devise artistique. « Personne ne sait ce qui touchera son âme, et ouvrira la maison aux trésors de ses cadeaux créateurs. » - Stanislavski, in Ma vie dans l'art Comment est-ce qu'un acteur joue ? Cette question hantait Stanislavski. Avant lui, les acteurs avaient évidemment réfléchi à la façon dont ils travaillaient, mais rares étaient ceux qui étaient précis sur ce sujet. Admirant le travail des grands acteurs qu’il avait vu, et souhaitant découvrir leurs secrets, le jeune Stanislavski se rend compte que pour la plupart, ils ont emporté leurs secrets dans leurs tombes. Comment l'acteur peut-il apprendre à être inspiré ? Que peut-il faire pour aller vers l'humeur créatrice indispensable ? Stanislavski a consacré sa vie à trouver des réponses à ces questions. - Foster Hirsch,
in A Method to their Madness
: Stanislavski se consacre à une recherche perpétuelle afin de trouver une approche au jeu réaliste qui pourrait, essentiellement, résoudre le mystère de « l'inspiration créatrice ». Le travail du Théâtre d'Art de Moscou, compagnie fondée par Stanislavski et Vladimir Nemirovich-Danchenko, apporte une nouvelle signification au terme de « Vie sur scène », développée au fil d’années d'expérimentation et de découverte. Le travail du Théâtre d'Art de Moscou lors de sa tournée aux États-Unis en 1923, bouleverse complètement le monde théâtral américain. Voici un extrait de la critique du New York American : « Le Théâtre d'Art de Moscou a peut-être prouvé pour la première fois en Amérique que la culture peut être aussi excitante qu’un match de football ». Deux membres de la compagnie, Maria Ouspenskaya et Richard Boleslavski décident de rester en Amérique et commencent à enseigner au American Laboratory Theatre. Par la suite, poussés par le désir brûlant d’appliquer à leur tour cette approche révolutionnaire de l'art de l’acteur, Lee Strasberg, Harold Clurman et Cheryl Crawford fondent Le Group Theatre (1931-1941), encore considéré à ce jour comme la meilleure compagnie dans l’histoire du théâtre américain. Le Group Theatre était la première compagnie américaine entièrement entraînée à jouer comme un ensemble. Parmi les membres invités à rejoindre cette remarquable compagnie figuraient Robert Lewis et Elia Kazan. Pour des raisons allant des finances « aux différences artistiques » le Group Theatre se dissout en 1941. Six ans plus tard, pour éviter que la flamme ne s’éteigne complètement, Cheryl Crawford, Robert Lewis et Elia Kazan fondent l’Actors Studio : ils invitent cinquante jeunes acteurs professionnels à en devenir membres. Les séances de travail sont dirigées par Lewis et Kazan. Vers la fin de la première année, Lewis démissionne. En 1948 et 1949 plusieurs professeurs dirigent les séances de travail, notamment Sanford Meisner et Daniel Mann, et toujours Kazan. Lee Strasberg est invité à devenir membre du Studio en 1949 puis en dirige seul les séances de travail. Il devient directeur artistique de l’Actors Studio en 1951.
LEE STRASBERG PARLE DE L’ACTORS STUDIO Les gens qui ont créé l’Actors Studio l’ont fait à partir du sentiment qu’il y avait quelque chose dans le Group Theatre - dont ils avaient fait partie - qu'ils voulaient maintenir, poursuivre. Parce qu’ils estimaient qu’une ambiance, un environnement... un esprit... une influence.... qui avaient profondément affecté leur travail y avaient été créés. Et cela les a constamment poussés à s’améliorer, à ne pas se satisfaire de ce que les critiques diraient, à ne pas se reposer sur leurs lauriers, mais à créer quelque chose qui les stimulerait, comme ils l’avaient été au Group Theatre. C’était pour cette raison qu’ils avaient créé le Group Theatre. Ce n’était pas pour donner à des gens qui n’étaient pas acteurs l’occasion d'apprendre à jouer. Ce n’était pas pour que des inconnus deviennent célèbres. Ce n’était pas pour que des gens qui pouvaient devenir des stars deviennent des stars. Les directeurs de l’Actors Studio ont montré dans le choix des acteurs qu’ils ont invités à rejoindre le studio une conscience aiguisée, un goût très fin, et ils ont choisi les gens dont ils admiraient le talent. Et ils ont estimé que si le talent de ces acteurs - qui était déjà évident, ils n'avaient pas besoin d'eux pour le savoir – que si leur talent était stimulé et consolidé d’une façon ou d'une autre, plusieurs d’entre eux deviendraient des acteurs de théâtre exceptionnels. En fait, ils ont eu raison dans leur vision, dans leurs espoirs et dans leurs intentions. Mais le but de l’Actors Studio n'a jamais été d’être un endroit où les gens pourraient jouer, et apprendre à jouer. Il a été créé pour ceux qui étaient déjà des acteurs, et qui non seulement jouaient déjà de manière tout à fait satisfaisante, mais parfois de manière exceptionnelle. Pour qu’ils aient un lieu où leur excellence deviendrait la base de la poursuite de leur quête pour perfectionner leur art. Tiré de : http://www. actors-studio. com/ Trois membres du Group Theatre ont dirigé de prestigieuses écoles : Stella Adler le Stella Adler Studio o fActing, Sanford Meisner The Neighborhood Playhouse School of the Theatre et Lee Strasberg le Lee Strasberg Institute. À l’Actors Studio, Lee Strasberg dirigeait les séances de travail, il en était le modérateur. Il enseignait à son école, le Lee Strasberg Institute. Deux légendes urbaines : L’Actors Studio n’est pas et n’a jamais été une école, mais un « gym » pour acteurs désirant poursuivre leur travail sur leur art. Marlon Brando n’a jamais étudié avec Lee Strasberg, mais avec Stella Adler.
Demandez à quelqu’un s’il pourrait peindre une grande toile, tout de suite, ou écrire un beau roman, ou chanter un grand air d’opéra avec Pavarotti, ou encore danser avec Les Grands Ballets Canadiens. Il vous traitera sans doute de fou. Maintenant, demandez-lui s’il aurait envie de jouer dans un film; il vous répondra sans doute que oui. Cette idée fausse malheureusement extrêmement répandue de penser que jouer est facile vient du fait que contrairement au peintre,à l’auteur, au chanteur ou au danseur, artistes dont on peut voir qu’ils sont en train de travailler, et que c’est difficile, le travail de l’acteur ne se voit pas. Un acteur en train de réaliser une grande performance n’a pas l’air d’un artiste au travail mais d’un être humain en train de vivre sa vie.
QUEL NIVEAU DE RÉALITÉ UN ACTEUR PEUT-IL ATTEINDRE ? Voici le témoignage de Bobby Lewis, un ancien du Group Theatre, sur la performance de Marlon Brando qui jouait sur Broadway un rôle mineur dans la pièce I Remember Mama : « Le rideau se levait, Mady Christians et Oscar Homolka se déchaînaient. Et soudain, au fond, qui descendait l’escalier, apparaissait ce jeune homme en train de manger une pomme. Il y avait ces deux grandes stars qui donnaient dans le sentiment et ce gars là qui, lui, semblait vraiment vivre là, dans cette maison, dans une chambre à l’étage. Il se mettait à dire sa réplique, et je ne pouvais pas m’empêcher de penser : C’est un machiniste. Un gars qui traîne sur scène, ou peut-être une doublure. L’acteur qui doit jouer ce rôle n’est pas encore arrivé au théâtre, et ce petit gars là, il ne joue pas. » - Richard Schickel, in Brando : A Life in Our Times.
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